Surprise à la salle de gym - 1 (extrait)
Je travaille dans une grande multinationale du
secteur agroalimentaire depuis plusieurs années déjà.
Après des études dans une grande école de commerce,
j'y ai été embauchée comme chef de produit.
J'aime mon travail et, à bientôt vingt-huit ans, il
représente presque tout pour moi. Je suis célibataire,
sans enfants et je passe le plus clair de mes journées au
bureau. Si je ne suis pas mariée à mon âge,
c'est parce que je suis lesbienne. Jusqu'à présent,
je n'ai pas non plus trouvé la compagne idéale, celle
qui me donnerait envie de partager mon quotidien avec elle. Je me
contente d'aventures épisodiques, avec des femmes de rencontres.
Je suis gouine depuis le lycée et je n'ai jamais eu d'expérience
avec un homme, même pas lorsque j'étais encore adolescente.
Les mecs ne m'ont tout simplement jamais attirée et je me
trouve très bien comme ça.
Récemment, j'ai été mutée à
Lyon pour rejoindre le siège régional de mon entreprise.
C'est également là que se trouve un laboratoire de
recherche et cela me permet de mieux superviser les activités
de mon ressort. Cette mutation a été assortie d'une
promotion, ce qui ne gâtait rien. J'ai donc accepté
avec enthousiasme de déménager, même si je savais
qu'une période d'adaptation à ma nouvelle vie serait
nécessaire. De plus j'étais libre de toute attache
familiale ou sentimentale à Paris à ce moment-là.
J'y avais bien quelques amies, des camarades de sorties, que j'ai
eu un peu de mal à quitter sur le moment mais je savais que
nous continuerions à nous voir régulièrement,
avec l'aide du TGV. Au total, j'étais heureuse de partir
pour une nouvelle étape de ma vie et pressée de découvrir
mon nouvel environnement. Il était prévu que je sois
logée dans un appartement mis à ma disposition par
la société et je n'ai eu à m'occuper quasiment
de rien.
J'ai tout de suite été enchantée par ma nouvelle
affectation : Des collègues sympas, un vaste bureau ultra
moderne, une ville vivante et attachante, un logement petit mais
très agréable. Je ne regrettais pas du tout mon départ,
ni les tracas de la vie parisienne. Seule la solitude me pesait
un peu, surtout au début. Les week-ends étaient longs,
même si j'ai rapidement été invitée à
passer des soirées dans les familles de mes plus proches
collaborateurs. J'ai cherché à organiser un peu mes
loisirs et, au fil du temps, je me suis créé de nouvelles
habitudes. Quand j'habitais à Paris, je faisais du sport
dans un club assez select où j'avais pris un abonnement avec
deux amies. J'ai décidé de renouveler cette expérience
à Lyon et j'ai trouvé une salle qui me convenait parfaitement,
à seulement cinq minutes à pied de mon travail. J'étais
un peu intimidée de devoir m'y rendre seule, mais je comptais
bien m'y faire assez vite des relations. Je ne perdais pas non plus
de vue le fait que je pourrai y côtoyer en nombre des femmes
de tous âges et, pourquoi pas, des gouines comme moi.
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