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J'ouvre grand la porte prêt à pousser ma gueulante
habituelle et virer celui qui me dérange. Surpris, je me
retrouve pour une fois nez à nez avec une très charmante
jeune femme. Ca me change du vieux péquenot du village
avec ses patates ou des deux sexagénaires sectaires qui
me font le déplaisir de leur visite commerciale une fois
tous les six mois. Certes, je suis un peu rude, mais pas totalement
impoli. Ni insensible aux charmes des jeunes personnes du beau
sexe d'ailleurs. Et la mignonne est, ma fois, plutôt craquante
dans sa courte mini-jupe de cuir et son petit top rayé
bleu et blanc. Je n'ai même pas le temps de lui demander
ce qu'elle me veut que, déjà, elle a pris la parole
:
Je n'ai vraiment nul souvenir de lui avoir acheté
l'un de ses fichus calendriers un jour. Sans doute encore un coup
de ma femme. Le cur sur la main, elle est prompte à
soutenir toutes les causes plus ou moins nobles de ceux qui viennent
quémander son aumône. Je grommelle un brutal "je
n'ai pas de monnaie" pour couper court à la conversation
avec la quêteuse.
Je me déplace un peu pour capter son attention et
tenter d'éloigner son regard de la direction de l'écran.
Mais elle ne réagit pas du tout. D'abord étonné,
je comprends enfin et réalise ma stupide méprise
: cette fille est aveugle. Elle ne risque pas de voir grand chose.
Rassuré, je souris intérieurement.
- Vous savez monsieur, j'aime bien écouter ce genre
de dialogues moi aussi. Pouvez-vous monter le son s'il vous plaît
? Vous serez gentil ! Lire
la suite...
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